Par : Dr Claude koudou

Sur cette nouvelle aventure qui vient de se déclarer, des attaques, des ragots, des caricatures et des dénigrements viendront à profusion. Il ne faudra pas y répondre au point de s’y perdre. Car les Ivoiriens attendent qu’il soit cultivée une espérance qui, créant les conditions, viendra régler leurs problèmes quotidiens.

La politique est la gestion des affaires de la cité. Le politique cherche donc les moyens de trouver des solutions aux préoccupations de ses concitoyens. Il ne s’agit pas de créer des problèmes qu’on ne peut pas résoudre par la suite.

Par ailleurs, en politique, il y a des sacrifices à faire. Mais les moments difficiles doivent être dilués par des moments de satisfaction. Surtout quand on a des victoires. En fait, on ne fait pas la politique pour se mettre éternellement en situation de souffrir.

La Gauche, ce sont des valeurs. Dans les grands pays, ce sont les compétences et les expertises valorisées qui concourent au développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Or dans nos pays en Afrique, on les rabaisse ; on les étouffe, on les écrase et on promeut la médiocrité. Comment voulons-nous arriver à élever nos pays quand la jalousie et la perte des énergies dans des questions périphériques absorbent l’essentiel de nos forces.

Il me semble que la bonne question serait : « Avec nos différences ou les nuances dans nos vues, comment pourrons-nous gagner ensemble ? » Puisque sans rassemblement, la victoire ne peut être acquise.

Il y a des exigences élémentaires de la démocratie que nous devons observer. Être dans la politique ou faire la politique est une démarche d’adhésion. On ne peut contraindre personne à rester là où il estime que ses réflexions, ses propositions et ses suggestions, ne sont même pas examinées.

Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 août, j’ai vu et entendu une dame, Madame Simone Ehivet Gbagbo prendre le micro à plusieurs reprises et dire, au cours des débats : « Sur tel sujet, j’ai été mis en minorité ; sur telle autre question, je suggère ceci… ». Nos textes ont été discutés ouvertement au cours de débats démocratiques. Dans ce monde actuel, où nous attendons que les paradigmes changent, il faut une démocratie participative. La verticalité occupe désormais un espace résiduelle.

Après le FPI, je pense, avec des ami(e)s avoir trouvé une voie. Nous allons nous y essayer. C’est la démocratie. Que toutes celles et tous ceux qui sont sensibles aux idées du MGC (qui vont être déployées au fur et à mesure) et tous les autres progressistes, ne se laissent pas distraire par des sirènes et des invectives.

Les Ivoiriens attendent des acteurs qui ont le sens des responsabilités, qui savent se remettre en question et travailler à trouver des solutions. Le temps est dépassé de se laisser distraire par des slogans.

Enfin, Laurent Gbagbo et ses camarades, à l’époque ont mis à disposition des acquis. Il convient de les utiliser à bon escient et de façon intelligible.

Je crois savoir que nous pouvons nous respecter et que le bon sens recommande que nos attitudes ne soient pas suicidaires. Chacun est suffisamment adulte pour faire des choix qui lui conviennent. Bien à vous !

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